statement · démarche

Po B. K. Lomami’s projects consist in performing and installing work in time, body, thought, and space. Coming with a performance approach, they also add installation, photography, video, sound, writing, cultural programming, and technological diversion to their practice. They aim to expose, displace, multiply or terminate several forms of work and labour such as administrative, reproductive, intellectual, emotional, physical, or militant.

Lomami’s practice initially emerged from urgency, strategy, and reclamation of space-time. It was part of their activist and community work with LGBTQI youth and Afrofeminism in Europe. As a disabled black queer person, a Congolese Belgian for whom the intersection of systemic discriminations and the related institutional violence were a personal experience, it was a form of action in the public space. Their art is a continuation that cultivates intrusion, interference, and introspection. They keep questioning individuals, institutions, and themselves through affection, force, the absurd, and the quotidian.

Lomami develops a theoretical framework, an auto-ethnographic articulation, and a crafted methodology for their creative process. Their work is informed by Afrofuturistic, crip, mad, and bodymind principles. They turn to a variety of materials like mental and physical movements, their medical experience, treatment, and information, and diverted devices or communication technologies to create their performances, installations, and interventions. Mimicking or rearranging institutional aspects is a strategy they frequently use to immerse and challenge the audience and put it to work.

Les projets de Po B. K. Lomami consistent à performer et installer le travail dans le temps, le corps, la pensée et l’espace. Partant de la performance, iel ajoute l’installation, la photographie, la vidéo, le son, l’écriture, la programmation culturelle et le détournement technologique à sa pratique. Iel cherche à exposer, déplacer, multiplier ou terminer différentes formes de travail et de labeur telles qu’administratif, reproductif, intellectuel, émotionnel, physique ou militant.

La pratique de Lomami a émergé de l’urgence, de la stratégie et de la récupération d’espace-temps. C’était une partie de son travail activiste et communautaire avec la jeunesse LGBTQI et l’afroféminisme en Europe. En tant que personne noire, handie et queer, en tant que Congolaise en Belgique pour qui l’intersection des discriminations systémiques et la violence institutionnelle qui l’accompagne, c’était une forme d’action dans l’espace public. Son art est une continuation qui cultive l’intrusion, l’interférence et l’introspection. Iel continue de questionner les individus, les institutions et iel-même par l’affection, la force, l’absurde et le quotidien.

Lomami développe un cadre théorique, une articulation auto-ethnographique et une méthodologie fabriquée pour son processus créatif. Son travail intègre des principes afrofuturistes, crip, mad et du bodymind. Pour créer ses performances, installations et interventions, iel a recours à une variété de matériaux tels que des mouvements physiques et mentaux, ses expériences, traitements et informations médicaux et des appareils ou technologies communicationnelles détournés. L’imitation ou le remaniement de l’appareil est une stratégie qu’iel utilise fréquemment pour immerger ou défier l’audience et la mettre au travail.